« Petit Souvenir » – 2024
Les boules à neige font partie des objets empreint une grande nostalgie dans nos sociétés occidentales. Souvent ramenées de nos voyages, elles portent le poids de nos souvenirs. Ces trois petites boules à neige portent en elles le paradoxe des ruines. Figées dans le temps, l’existence de ces maisons est résumée à leur état. Cet objet nous met devant l’attirance universelle de l’humanité devant les ruines.
Escalier : « Sans Titre » – 2021
Chaque objet qui nous entoure a été façonné selon nos envies, nos rêves et nos besoins. Ils s’en trouvent investi de symbolisme qui nous permet d’appréhender notre environnement.
L’escalier en colimaçon possède une très forte symbolique universelle. Ce principe physique de monter ou descendre est souvent associé à l’enfer/paradis au travers de la cave/grenier. Car il est le lien entre le haut et le bas. C’est l’axe du monde pour tous ceux qui étudient les symboles.
Mais si l’escalier va de travers et qu’il y a impossibilité d’aller vers le haut, que ressentons-nous?
En insufflant un sens désorientant à l’escalier une rupture est provoqué avec la mémoire collective. On ne saura où l’ascension commence et où la régression s’achève.
Fléaux – 2020 (58 cm x 27 cm x 24 cm)
Plâtre, bois, papier, tissu
4 containers, 4 pièces, 4 fléaux et une destruction totale.
J’utilise la forme de la maquette pour illustrer la perte de la mémoire portée par nos foyers. La fonction première de la maquette est détournée pour glisser vers la boîte mirage des miniatures. Elles prennent la forme du monument à un drame social.
Nos foyers sont les fragments de notre passé. Ils portent notre mémoire. Lorsqu’ils sont dévastés par des catastrophes naturelles nous sommes anéantis. Malgré cela, nous éprouvons une attirance pour ces destructions.
Les tornades, les torrents d’eau, les incendie et la végétation possèdent une poésie dans leur brutalité qui me fascine. La destruction est à la fois grandiose. Le monde se recouvre peu à peu de construction et malgré la multiplication de catastrophes naturelles qui détruisent ces habitations, nous continuons de construire. Logique qui retranscrit l’entropie parfaitement.
Autodafé – 2018 (55 x 40 cm)
Miniature d’un projet plus grand. Ce projet est en écho avec l’actualité de notre monde. Des milliers de gens abandonnent ou perdent leurs foyers à cause des guerres ou des catastrophes climatiques. La maison de poupée est une image d’un idéal imposé aux enfants, voir un archétype, qui laisse une empreinte dans la mémoire des adultes, un engramme.
L’illusion du bonheur est détruite par le feu, autodafé de maisons de poupée. La destruction par le feu illustre la situation dramatique que certains peuples vivent.